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Les langues paternelles

Crédit photos : Alice Jones

Avec le soutien du Ministère de la communauté française de Belgique, du Centre Culturel Jacques Franck.

En collaboration avec L’L – Lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création.

Mise en scène Antoine Laubin

Adaptation Antoine Laubin et Thomas Depryck Avec Hervé Piron, Vincent Sornaga, Renaud Van Camp Assistant à la mise en scène Christelle Alexandre Dramaturgie Thomas Depryck Scénographie et costumes Collectif De Facto Lumière et régie Gaspard Samyn

Les langues paternelles [ programmation TAPS ]

d’après le roman éponyme de David Serge
Editions Robert Laffont
Collectif De Facto, Bruxelles
Taps Scala
le jeudi 5 avril 2012 à 20h30 / voir les autres dates

Ce n’est pas grand-chose un père. C’est trop dur ou trop tendre.
Tu parles d’une statue. Trop dure elle vous écrase, trop tendre elle tombe en miettes.
Enfin ça ne va jamais.

En visite au Futuroscope avec ses trois enfants, David apprend la mort de son père sur son lit d’hôpital. A la surprise de sa progéniture, il décide de ne pas rentrer avant la fin prévue de leur week-end : la vie ne s’arrête pas à la mort de ce père insupportable. Les masques tombent sur un passé parfois douloureux ou drôle, sur des liens distendus que le décès fait soudain resurgir avec leur poids de colère et de tristesse. Père-fils, relation forte ou relation trouble, elle questionne ce fils devenu père qui voit soudain, dans ce parc d’attraction du Poitou, son histoire défiler à l’ombre de l’effigie paternelle. Porté par trois comédiens dans une scénographie simple et originale, le spectacle est une plongée dans l’intime qui, entre rires et larmes, crée le point de rencontre de multiples histoires de pères et leurs échos  dans nos vies.


David Serge est le pseudonyme qu’a utilisé Daniel Schneidermann, journaliste (au Monde, à Libération, puis à France 5).

« En 2006, lorsque le journaliste publie ce livre aux accents très personnels, il anime encore Arrêt sur images sur France 5. Il (nous) explique ne pas avoir voulu, à l’époque être jugé en fonction de ce que j’étais : le journaliste Schneidermann. C’était un texte inspiré de mes propres enfants, qui à l’époque étaient ados. Pour éviter d’être découvert, j’ai envoyé mon manuscrit sous ce pseudonyme à La Poste à quatre éditeurs.

C’est Robert Laffont qui le publiera en répétant aux journalistes, intrigués par ce nouvel écrivain : c’est un pseudo. Mais sans dire de qui. Le journaliste-écrivain garde « l’anonymat » pendant six mois. Pierre Assouline, qui le connaît un peu dans la vie, ne semble pas le reconnaître dans le livre et en fait l’éloge sur son blog. Et puis, après quelques fuites, sur internet, Schneidermann se dévoile enfin. Assouline en est tombé de sa chaise.

En 2009, le metteur en scène bruxellois Antoine Laubin s’empare du texte et signe une adaptation où le personnage de « David » est incarné par trois acteurs. Ce dispositif a plusieurs voix est rusé, astucieux, je trouve qu’il a bien mis en valeur la musique de mon texte. Aujourd’hui, il assume totalement en être l’auteur. »(…)
source : Arte.tv / Avignon sur scène-le blog – 7 juil. 201

 

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